dimanche 1 janvier 2012

Première leçon d’urbanisme, Bernardo SECCHI

Je me vois quelque peu contraint de faire de la "réclame" pour un petit ouvrage très riche. Riche parce qu'il émane de l'expérience de son auteur Bernardo Secchi, livrée d'une manière coulante et pédagogique.

En premier, il y a cette (re) définition de l'urbanisme qui s'inscrit dans une temporalité actualisée, portée par les divers sédiments de l'histoire de la ville et du territoire, façonnés durant de longues périodes par les générations successives.
 
L'urbanisme est l'ensemble des traces signifiant les pratiques élaborées par les hommes pour s'approprier le territoire et la ville. A ce titre, son examen s'appuie sur les modes de leur matérialisation et sur les discours qui les ont accompagné. Ainsi, cette discipline "dilatée" s'apparente plus à un savoir qu'à une science.

Qui est l'urbaniste? Difficile de répliquer...! Secchi énumère les interprétations complémentaires ayant trait à ce métier, mais ..." elles sont comme les vagues sur la plage, des vagues qui s’arrêtent un instant pour se retirer et faire place à d’autres interprétations.” C'est reconnaitre à l'urbaniste les "difficultés" qu'il doit gérer et les paradoxes qui en résultent.

L'urbanisme puise ses ressources dans le passé  et imagine le futur; il se positionne entre la vérité et l'éthique...imbu d'un certain militantisme et d'un engagement indispensables à l'exercice du métier. 
L'urbaniste hérite de l'histoire d'une ville, celle-ci n'est pas le produit d'un "urbanisme" savant. Elle est le cumul de réalisations de chefs, de militaires, de despotes et d'institutions..et les traces sont sa mémoire, il ne s'agit pas de faire la "tabula rasa", mais d'en saisir les structures qui lui donnent sens et qui la pérennise ...Structures mentales, formelles, techniques et fonctionnelles.

L'urbaniste est aussi souvent en admiration devant les interprétations effectuées par les sciences sociales concernant l'urbanité en mutation. Cependant, il ne doit pas oublier que la ville est aussi "matérialisable"...Comme il ne doit pas ignorer les impacts socio-économiques et culturels de ses réalisations...Autant se doter de cet attribut ubuesque...!
En conclusion Secchi considère l'urbanisme comme "une écriture qui accompagne et pénètre les différentes formes du projet de la ville et du territoire, qui décrit, illustre, démontre, argumente, suggère et sollicite les imaginaires collectifs et individuels. Loin de l'invention continue et de la consommation rapide de paroles,..., l'urbanisme est écriture épique et polyphonique transcendant la contingence dans laquelle une époque s'exprime à travers ses différentes voix.  L'urbaniste, plutôt que producteur de projets à contenus techniques de qualité, est créateur d'images, de récits, de mythes...".    

 



SECCHI Bernardo
Première leçon d'urbanisme
Ed.Parenthèse. Coll. Eupalinos.  2006. 155 p
1ere ed. prima lezione di urbanistica. 2000.
Traduit de l'italien par Patrizia Ingallina.











 

vendredi 18 novembre 2011

DECONSTRUIRE LE DECONSTRUCTIVISME

A voir l’hilarité de certaines «stars » de l’architecture, il est loisible de diagnostiquer les symptômes du délire pathologique. Et c’est Koolhas qui le « revendique » (delirious). En fait, toute déraison, toute démesure gestuelle, toute hallucination (fut-elle fantasmagorique), s’inscrivant sur une interface « spatialisée », est illico accrochée au tableau et soulignée de la catégorie des œuvres rarissimes. Normal, me diriez-vous. Je n’en disconviens pas, devrai-je rétorquer. 

Mais le monologue ne peut pas se contenter des courtes répliques. Au fond, l’anarchie n’est-elle pas cette ambiance revendiquée par les artistes pour produire un « ordre » et une tranquillité ? N’est-elle pas la phobie des politiques prétendant porter des « projets » de société ?
C’est dire que l’anarchie est un écueil pour les Etats, une phase de gestation pour les intellectuels et une esquisse pour les artistes (accordons aux architectes une place dans cette catégorie). Cette distinction relance un ancien débat sur l’ambigüité moralité/légalité. Si l’art ne s’encombre pas de l’interdit, du moins chez les artistes, le politique s’arroge souvent les instruments pour annihiler les « dépassements » fussent-elles (artistiquement) verbales. 

Et à la quête de cet ordre sacré que la société a dessiné les contours des catégories et de leurs productions. Ainsi, les asociaux, les antisociaux et mêmes les ermites sont étiquetés dans le monde marginal. La volonté de cette catégorie de vivre « en marge » n’est pour l’élite qu’une forme d’un reniement ou de non-reconnaissance de l’autorité politique ou sociale en place. 

Une autre catégorie, démunie et frustrée, vivant en marge de la « société », ne pouvant jouir de la même « matérialité », se met à s’accrocher pour survivre….Déployant tout son savoir-faire, elle se construit des « abris » de fortune avec tout ce qu’elle trouve, à commencer par les « déchets » de la société. Elle est tout de même étiquetée par l’image que donne son habitat : bidonville, habitat anarchique, habitat précaire…..

Voila que l’anarchie refait surface : elle revient à travers un instinct de survie. Combien de fois, mis à part les conditions d’hygiène, la promiscuité, l’entassement, les chercheurs ont vu dans les bidonvilles les performances de la rationalité et de l’intelligence humaines (sociales et techniques).

Dans ces moments, les politiques y voyaient l’échec de leur ordre ou du moins la source d’un probable flop. Ainsi, marginalisé, l’habitat n’inspirait rien artistiquement. L’architecture n’est pas l’apanage des catégories construisant dans l’urgence, ni un ersatz d’une matérialité hybride

Tous les griefs pour accabler ce ramassis matériel étaient les bienvenus. C’est dire que la résistance « collégiale » et professionnelle s’organise vite pour préserver les faveurs d’une élite ne pouvant se passer de mécènes (aujourd’hui les patrons…).
Il a fallu attendre une évocation de Derrida sur la Destruksion d’Heidegger, terme adopté pour signifier le fondement de l’ontologie occidentale, pour que les architectes enfourchent le concept et optent pour la « dislocation » de leurs œuvres. B.Tshumi donna la vie au nouveau courant dans ses « Folies » de la Villette. Nous pensons que cet intellectualisme s’est accommodé de l’émergence et de l’insertion de la mondialisation dans les pratiques des sphères prioritaires. N’oublions pas que les économistes avaient déjà osé avancer le principe des « différences fructueuses » entre les riches et les pauvres. 

Ainsi, le déconstructivisme a opté pour des thèmes de compositions « décomposées» comme retour à une forme voulant s’affirmer face au structuralisme. Les termes en « dé », « dis », « ex », évoquent cette capacité à maitriser le présent et le futur de l’œuvre, une forme de puissance et de capacité à maitriser l’accomplissement.
La déconstruction chez Derrida n’est ni une méthode, ni une technique, c’est une interrogation qui se situe entre la « clôture» et la « fin ». C’est dans cet inachèvement de l’œuvre que le principe architectural déconstructiviste établit sont siège. …En somme, l’œuvre déconstruite est destinée à une lecture « avertie » prête à figurer dans les registres des ludiciels, l’enjeu : rétablir les parties.

Et voila comment cette architecture déconstructiviste ne s’encombre point de l’utilitaire dans le sens de besoin pressent, ni des exigences « économiques », ni de sa réception « publique ». Elle s’offre comme un monument dédié à représenter la puissance financière et artistique, un geste accompli dans une commande spécifique, juste pour le « fun ».

Ne pouvons-nous pas affirmer que cette architecture n’est qu’une usurpation d’un « art » populaire de l’urgence (bricolage) ? 

Bidonvilles et favelas, cet « art » des pauvres également « précaire », inachevé, anarchique et hétéroclite commandé par le besoin, a surtout inspiré les architectes déconstructivistes. L’emploi des textures variées et resplendissantes, les volumes « atrophiés» et provocateurs, un cynisme envers l’environnement….En somme un bric-à-brac « bling bling » impressionnant…a remplacé un bric-à-brac rouillé…
Est-il besoin de représenter une « œuvre » ayant subi quelque « contraintes », (sismiques entre autres) pour daigner l’insérer dans les répertoires de haute gamme ? 

Et puis comment qualifier une production « architecturale » dessinée les « yeux fermés » ?

Cependant, nous ne pouvons nier au déconstructivisme l’immensité de ses qualités ludiques. Car en pédagogie, un tel exercice permet d’expérimenter et d’interroger les finalités « artistiques » ou plastiques, tant nous nous plaisons dans le champ de l’inachevé et de l’informel. 

  Wahab Bouchareb, mercredi 23 décembre 2009, 17:21

jeudi 17 novembre 2011

LISTES DES SOUS-GROUPES /thème

MARKETING URBAIN:

BNELKHAKHOUCHE Asma
KEHAL Ikram
KAGHOUCHE Imene
FERGANI Radja

TOURISME (Annaba?)

BENCHERIF Rayane
BENLAHRECHE Merieme
FERROUM Ouafa
GOUASMIA Imene

SECURITE URBAINE

FOUGHALI Asma
MAACHI Hadjer
YAHI Amel
GUEDRI F.Zohra

PERSONNES A MOBILITE REDUITE ET PERSONNES AGEES EN VILLE;

BOUCHEBTOUL Sara
LEFTAHA Saoussen
BOUHADJAR Esma
HAMMANA Rahimeddine

ECOQUARTIER

FENCHOUCH Alaeddine
BARA Fares
AMRANI Yanis
TEMAMI Khaled

TOURISME (JIJEL ou SKIKDA?)

BOUHALOUF Manel
MEZIANI Afaf
AFRI Amira
GUENIFI Meriem

LEGENDES ET MYTHES DANS LA VILLE (Patrimoine oral et lieux)

BENELOUAZZANE Ikram
KERMICHE Sarah
MAZA Khaoula


FEDERATION DES TERRITOIRE (Constantine)

BOUSNBAA Nafissa
BRIGHET Manel
DAIRA Abdeslem


ECOQUARTIER

BOUCHELOUCHE Rihab
BOUTATA Oumeima
DJEMOULI Hakima
AOULMI Ryma













Liens "TOURISME"

 ORGANISATION DE L’ÉCONOMIE TOURISTIQUE DU PAYS EST QUERCY

http://www.pays-figeac.fr/files/peq/les_projets_de_pays/tourisme/diagnostic_touristique.pdf


Diagnostic ressources touristiques

 http://www.mta.gov.dz/siteWeb/fichiers/sdat/fr/livre1_le%20diagnostic_26JANVIERO8.pdf

LES RESSOURCES TOURISTIQUES DANS LEUR
CONTEXTE TERRITORIAL
http://www.plainedeversailles.fr/iso_album/rap100112_diag_ressources_touristiques_usvq.pdf

lundi 14 novembre 2011

LE DIGNOSTIC


Du grec Dia, par l’intermédiaire et gnosis, connaissances ou savoir.
Diagnostiquer revient à effectuer un travail d’analyse en vue de collecter des connaissances susceptibles de fournir des éléments probants pour identifier les forces, les carences, les insuffisances d’une situation ou d’un système.
Un projet urbain ne peut en aucun cas ignorer le CONTEXTE dans les lequel il projette d’y inscrire ses ENJEUX. Cette recherche des connaissances ne doit pas également se contenter d’un balayage superficiel : elle est appelée à fouiller l’histoire, la mémoire et l’identité « génétique » du contexte étudié.
Donc il est doit être élaboré à partir d’un questionnement approprié des SUBSTRATS URBAINS appliqués par les différentes générations précédentes. Fouiller le PASSE et RESTITUER les différentes ETAPES de développement du contexte permettra d’identifier ses forces et ses faiblesses….sa cohérence ou son incohérence.
 Dans cette suite, il est également question de visualiser les tendances à travers le présent. Dans ce sens, le contexte a  été façonné pour des besoins précis, il est traversé de flux, il est marqué par des ambitions, des « projets » ….Il est « vécu » d’une manière forgée à travers le temps….Mais aussi, il a acquis une « image », une identité, un label,  des ressources immatérielles, une infrastructure. Il est aussi  marqué par des DYSFONCTIONNEMENTS  et  des DESEQUILIBRES.

Quelles sont ses FORCES ? Ses CARENCES ?  

(Souvent, la démographie est jugée comme « carence ». Par « reflexe » négatif, nous considérons le taux de la population « jeune » comme une « charge », une contrainte, un obstacle au développement….Si nous positivons et si nous prenons nos distances par rapport aux préjugés, aux clichés et si nous sommes « critiques »,   nous constaterons que cette « jeunesse » est plutôt une opportunité , car une FORMIDABLE RESERVOIR d’« ENERGIE »…..Donc c’est une CLE des ENJEUX d’AVENIR….)

Par rapport à ces caractéristiques, quels sont les ENJEUX à poursuivre ?
ENJEU :

Le projet urbain vise à réaliser des ENJEUX….

Objectif : un but à atteindre par un projet une action, une stratégie, dans un temps limité.

Contrairement à l’objectif, l’enjeu n’est pas caractérisé par la FINITUDE. Il instaure de nouvelles « valeurs », des comportements et des modes d’agir.  Il apporte une efficacité, une COHERENCE dans un contexte ou un système « perturbé »… Dans le temps la portée de l’ENJEU est INFINIE.

C'est pour ça que l'ECHELLE du Projet urbain est INTERGENERATIONNELLE........

dimanche 13 novembre 2011

LA CONSTRUCTION DE L'OUTILLAGE CONCEPTUEL

Un concept est une abstraction d'une représentation, d'un phénomène ou d'une forme "réelle".
Cependant, cette construction mentale subit quelques déformations au contact d'autres phénomènes.

Ainsi, la conceptualisation ne se contente (et même elle n'est pas) d'une immobilité ou d'une passivité formelle, elle est une infinité de "déformations"...mais elle n'exclut pas la Singularité....

En somme, l'outillage conceptuel concerne l'ensemble des rapports qu'entretient un phénomène avec son "environnement". 

Nous avons l'habitude de constater que, dans leurs travaux, les étudiants ont recours aux dictionnaires (Larousse, le Robert...) pour définir les "mots". A ce niveau ce réflexe est utile mais très "primitif", car la conceptualisation convoque des lectures d'ouvrages de base.

Dans ce sens Wikipédia illustre une nouvelle forme encyclopédique mais  "non" encore crédible.

Un outillage conceptuel est essentiel pour les raisons suivantes:
  • Construction d'un langage, d'un vocabulaire propre au travail immédiat du chercheur et bien sur en préservant la proximité au langage des travaux similaires (et au langage de la discipline en général).
  • Élaboration des Connaissances (théoriques) de base relatives à un phénomène permettant d'interroger la réalité sensible.
  • Évaluation préalable de la profondeur du phénomène et de la diversité de ses relations.
 Exemple: le patrimoine.
Définition de Larousse, étymologie (origine du mot) Pater (père)....Définition UNESCO
Pourquoi cet engouement envers le patrimoine (tous les patrimoines)?
Est-ce vraiment utile de "patrimonialiser" ? patrimonialisation ?
Quel est le rapport entre Patrimoine/héritage?
Qu'est ce qui est patrimoine ? non patrimoine? quels sont les critères de sélection? Classement (officiel)?
Cadre Juridique? Loi? réglementation?
Patrimoine et société?
Patrimoine et économie?
Patrimoine et croyance?
Patrimoine "un leurre ontologique" ?
Patrimoine et développement durable?
Patrimoine et Mondialisation?
Patrimoine et ville?.....

Bien sur nous pouvons poursuivre les questions  ..Mais il faut les adapter à la thématique traitée pour ne pas laisser des zones d'ombres.....



       

LES PRINCIPALES ETAPES DU PROJET URBAIN.

Les travaux d'Atelier "PROJET URBAIN" (Master 1. acad.  Urbanisme) s'appuieront en principe   sur les étapes suivantes: 

SEMESTRE 1

A.  CONSTRUCTION D'UN OUTILLAGE CONCEPTUEL relatif au thème ou à l'objet d'étude ou d'appui 

B.   ÉLABORATION DU DIAGNOSTIC:
  •   Délimitation du périmètre pertinent
  • Présentation du cadre urbain ou territorial :(en veillant à faire ressortir ses aspects géographiques, morphologiques, spatiaux, urbains,sociaux, économiques, culturels), s'appuyant sur les documents bibliographiques (ouvrages, mémoires, thèses), cartographiques, planimétriques, photographiques,et aussi sur les données statistiques...
  • Présentation des "forces" et des "faiblesses" du cadre urbain ou territorial.
  • Analyser ou étudier la situation de l'objet ou de la thématique dans ce cadre urbain ou territorial...  
  • mesurer ou anticiper sa tendance...(prospective).
  • "expliquer" le pourquoi" de cet état lieu, ses insuffisances, ses dysfonctionnements, ses anachronismes, ses déséquilibres  (enquêtes, entretiens, observations):
C. ÉLABORATION D'UNE PROBLÉMATIQUE (FAISANT RESSORTIR LES PROBLÈMES , LA TENDANCE, LES "PERDITIONS"  DUES A LEUR  PERSISTANCE).

D. DÉFINITION DES ENJEUX MAJEURS

E. ADOPTION D'UNE MÉTHODE OU UNE STRATÉGIE OU UNE DÉMARCHE APPROPRIÉE  (PROJET URBAIN)    

    RENDU ÉCRIT+ PRÉSENTATION EN ATELIER A LA FIN DU PREMIER SEMESTRE.

    Sécurité Urbaine


    Voici un lien vers un document qui pourra vous aider à mieux cerner les aspects conceptuels.

    http://www.ville.quebec.qc.ca/publications/docs_ville/politique_securite_urbaine.pdf

    vendredi 4 novembre 2011

    PROJET URBAIN. MASTER 1 ACADEMIQUE.

    THEMES A ÉTUDIER DANS LE CADRE DU MODULE "PROJET URBAIN" POUR L’ANNÉE 2011/12:


    A. "BIEN-ETRE" SOCIAL, PSYCHOLOGIQUE
    1. Espaces publics urbains  et personnes âgées et "à mobilité réduite". Démarche de PU
    2. Securité urbaine (au niveau du centre-ville).
    3. La question du genre dans la ville; 
    B. PATRIMOINE

    1. Légendes, mythes et fables dans la ville: ressources de la culture immatérielle et PU 
    2. Patrimoine bâti : la financiarisation de sa prise en charge 
    C. ENVIRONNEMENT ET TOURISME
    1. Tourisme et développement local : marketing urbain...
    2. Eco-quartier: la participation citoyenne. 
    D. VILLE ET TERRITOIRE
    1. Cohérence territoriale : fédération des communes.
    2. Ressources foncières: les friches urbaines;