Observons les rapports des parcelles avec l'espace extérieur ou public.
Dans la photo, l'étage de la parcelle s'accole à la parcelle d'en face en "chevauchant" sur l'espace public. La rue est préservée, elle s'enrichit d'une "séquence" couverte. (appelé à Constantine, sabat).
La notion "publique" de l'espace est maintenue, alors que le cadre "privé" assure sa "solidarité" et sa cohésion sociales.
Ici, le tissu urbain est une traduction littérale du tissu social.
La question "technique" n'est pas loin également. Le confortement des édifices exige souvent des "adossements" appropriés.
Mais, la préservation de l'espace public est "SACRÉE".
Symboliquement, ce passage pourrait traduire "un seuil" d'entrée à un quartier ou à une zone particulière. Ainsi, les aspects sociaux, urbains et techniques sont associés dans une performance que le génie de bâtisseurs avaient élaborée pour répondre à une situation jadis "inextricable".
Aujourd'hui, nous (du haut de notre 21e S.) restons coi devant une telle réponse....Nous admirons cette "sequentialité" qui anime l'espace publique en invitant "l'événementiel", nous admirons cette solidarité sociale et surtout le respect de l'espace public.....
Il y a également ce "tutoiement" entre édifices se faisant face...plus présent dans les ruelles...
toujours est-il, il y avait un principe social fondamental, une éthique qui faisaient
office de source "juridique".
En somme, l'espace public se présente dans toute sa splendeur par la multiplication des séquences et donc des "événements".
La parcelle s'étend à l'étage et chevauche partiellement sur l'espace public (ici, le trottoir). La galerie obtenue devient un espace "exceptionnel" par son affectation au piétons et au commerce. Sur le plan "sensibilité", elle est souvent un espace ombré, donc protecteur contre la chaleur et les pluies. elle permet de regarder la rue (l'autre face) par intermittence.
Sur le plan général, la façade de la rue se démarque par cette concavité "alternée", elle même siège de l'événementiel...
A saisir: la qualité de l'espace urbain (sociale, esthétique, paysagère, technique) est une valeur à "établir" en à priori...Donc elle s'entame avec la conception ou la composition du parcellaire.C'est le premier enseignement à tirer de la lecture d'un cadre bâti historique et harmonieux.
Aujourd'hui, la conception des POS reste tellement "ouverte" que l'inscription architecturale des édifices aboutit à des "aberrations"...Tout ce qui est exigé tient au respect des valeurs comme le COS et CES et encore.... Et pourtant les outils permettant la restitution sont légions...



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